La botanique comme passion

Selon ses biographes, le Suisse Guerard Samuel Perrotet eut toujours le goût pour la botanique. Entré très jeune comme jardinier au service d’un grand propriétaire, il consacrait à l’étude toutes ses heures libres. Mais quelques années à compulser tous les traités d’agriculture et d’histoire naturelle mis entre ces mains lui donnèrent soif de connaissance plus riches. Il entendit alors parler du Jardin des Plantes de Paris où de nombreux jeunes gens se formaient sous des maîtres habiles. Munis de lettres de recommandations, Perrotet y est reçu par l’administrateur André Thouin, qui dans un premier temps lui laisse peu d’espérance :
« – Nos places d’employés sont bornées, dès qu’il en est une de vacante vingt sujets se présentent pour l’obtenir. Cependant, d’après le bien que me disent de vous les personnes qui vous ont adressé à moi, je ferai du moins quelque chose. Tenez, mettez-vous là (en lui montrant quelques plates-bandes à bêcher), nous verrons ce que vous savez faire. » Feuille du Canton de Vaud, 1831.
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